Aïe Aïe Aïe

Il y a un débat éternel autour du port du casque à vélo, il y a les farouchement pour, les farouchement contre. Au final, je n’ai personnellement pas de recommandations à faire. A mon humble niveau j’ai deux règles :

  1. Sur mon vélo de route, je porte toujours un casque. C’est systématique car la vitesse importante que l’on peut atteindre fait peur, j’ai donc plus conscience du danger bien que je sache que je peux me faire mal à faible vitesse également.  Lors de l’Ardéchoise l’an dernier deux hommes sont morts dont un parce qu’il ne portait pas de casque. Le plus tragique est qu’il avait réussi à se sortir d’une situation périlleuse : l’éclatement de son boyau en pleine descente du Col du Buisson  et c’est pratiquemment à l’arrêt (d’après les témoignages que j’ai lus) qu’il est tombé sur le crâne et s’est blessé mortellement. L’accident dramatique de Richard Virenque lui est également arrivé à faible vitesse en côte (témoignage dans l’émission de Fogiel). La dangerosité n’est donc pas une conséquence directe de la vitesse mais disons que la corrélation est en général avérée. Alors voilà sur mon vélo de route, je porte systématiquement mon casque.
  2. Sur mon vélo de ville, je suis mon humeur. Il n’y a absolument rien de rationnel dans ce comportement, j’en conviens. Disons que je me suis mis à porter un casque car je disais à ma fille d’en porter un. La valeur de l’exemple est primordiale dans l’éducation d’un enfant. Le port de mon casque en est donc une conséquence. Cependant lorsque je circule seul, il m’arrive régulièrement de ne pas le porter car je trouve que le casque est dérangeant en ville. Il facilite la transpiration, peut gêner la vision et la réactivité face au danger et surtout il peut vous mettre trop en confiance. Je porte un casque donc je suis en sécurité ! Rien de plus faux en ville. Passer sous une voiture avec ou sans casque, cela ne changera pas grand chose. Evidemment le casque me protégerait en cas de chute non contrôlée mais disons que choisir de ne pas porter de casque rend encore plus vigilant car je me sens dépouillé, mis à nu face au danger, mon instinct de survie en est donc décuplé.

Pour finir voici la vidéo d’une chute très révélatrice, le cycliste aurait été mieux protégé avec un casque mais on peut aussi arguer que s’il n’avait pas fait n’importe quoi…il ne serait pas tombé.

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4 réponses

  1. Aïe la chute de la vidéo. Pauvre bonhomme.

    Tes remarques rejoignent celles de John Forester dans « Effective cycling ». Selon lui (de mémoire), le casque protège principalement contre un accident très fréquent: le cycliste qui se viande tout seul (parfois consécutivement à l’erreur de quelqu’un d’autre). Tomber de sa propre hauteur, ça suffit à s’éclater le crâne. Et mourir.

    J’ai l’impression que ce type de chute est plus fréquent avec le vélo de route, où l’on a souvent les pieds attachés au vélo: on tombe plus souvent avec le vélo que sur un vélo de ville dont on s’extrait plus facilement avant ou durant la chute.

    A mon avis, le casque ne protège pas à grande vitesse, déjà qu’un casque de moto ne sait pas le faire non plus. Pour ma part, je porte un casque en ville, mais c’est parce que je n’accepte pas de prendre le risque du 1 pourcent d’accidents où l’on tombe de sa propre hauteur. Ce qui n’est pas rationnel, j’en conviens.

  2. - Chute de la vidéo : vélo de piste sans roue libre, tentative de skid (bloquage de la roue arrière par la force des jambes) ratée –> aïe…
    - La chute de Virenque : cas rarissime ou l’absence de casque a permis que le sang s’écoule directement du crâne ouvert (beurk…), un bon casque n’aurait-il pas protégé de l’oedème cérébral ?
    - Perso, je mets un casque dès que je fais plus de 4 mètres, que ce soit à VTT, en ville ou sur route, sans, je me sens vraiment tout nu et mal à l’aise. Par contre, une étude anglaise à Salisbury et Bristol a montré que la distance laissée par un automobiliste diminue de 8,5 cm lors du dépassement d’un cycliste casqué, et que le nombre de dépassement à moins d’un mètre augmente de 23%…
    - Quelque soit la chute (seul, accrochage, refus de priorité, ouverture de portière, défaut de la chaussée, inattention…), la tête est fragile. Les gants sont aussi une bonne protection, ça permet de mettre franchement les mains sur le goudron pour protéger le reste du corps.

  3. ah ok je ne comprenais pas pourquoi le gars derrière la vidéo disait « skid », merci pour l’explication !

  4. PS : farouchement pour le casque, mais farouchement contre le rendre obligatoire pour tout le monde

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