Vous aussi d’ailleurs ! Pour une fois rien à voir avec la crise économique, l’annulation de vos vacances en Guadeloupe ou la saison 6 de 24H, non, non, je veux vous parler d’un truc qu’on a tous et qui a un nom très moche : les glandes sudoripares.
Ces drôles de bête, en plus d’un drôle de nom, ont la fâcheuse tendance à se manifester de façon odorante voire ruisselante ! L’auréole, ce sont elles, l’odeur âcre, toujours elles, la moiteur…bam dans le mille, toujours les glandes sudoripares ! Evidemment les glandes toutes seules sont inoffensives, il faut en général avoir l’idée farfelue de vouloir déplacer son corps autrement qu’assis dans une voiture ou dans un métro, pour qu’elles se rappellent à votre bon souvenir. Par exemple en utilisant votre vélo pour vous rendre au travail. Ces bonnes vieilles glandes vont alors entrer en action et désespérement tenter de maintenir la température de votre corps en faisant appel à sa bonne vieille copine la SUEUR. La sueur pour le cycliste, c’est comme le vieux tonton qu’a mauvaise haleine, il fait partie de la famille mais on préfère ne pas trop s’en approcher.
Alors le cycliste louvoie, contourne bref échafaude de terribles tactiques pour l’éviter.
Il y a ainsi le cycliste-jeune-cadre-dynamique qui fait appel à l’électricité pour s’épargner des efforts qui pourraient lui coûter en terme de prestige social (car la sueur est du plus mauvais effet chez un client) ; il y a le cycliste-forçat-de-la-route, la sueur est pour lui une éthique, le coup de pédale comme le pastis doit toujours s’accompagner d’un minimum d’eau ; il y a le cycliste-expert-comptable, cet as du bilan comptable physiologique maîtrisera sa production de sueur en épargnant son coup de pédale et il mettra toujours un point d’honneur à afficher le bilan positif que constituera le blanc immaculé de sa chemise après un trajet à vélo.
Et enfin il y a le cycliste lambda. Celui qui roule pour le plaisir et qui accepte les désagréments du pédalage quotidien. Celui-là saura qu’on ne lutte pas contre la nature, on s’en accommode seulement. Il pense que les dessous de ses bras sont une victime collatérale du plaisir qu’il prend à enfourcher sa bicyclette tous les matins, le museau à l’air et le cheveu au vent. Arrivé au boulot légèrement auréolé de la trace de son péché quotidien, il regrettera bien évidemment de ne pas avoir glissé un change dans son sac à dos accompagné d’un stick déodorant.
Il se désolera alors de l’éventuel désagrément qu’il causera à ses collègues mais au fond il saura que l’obscenité de son effort l’aura fait, ne serait-ce qu’un court instant, sortir du peloton des usagers quotidiens, en prenant la tête d’une échappée solitaire de la grisaille ordinaire.
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Il existe une solution, naturelle de plus, la pierre d’Alun dont on entend de plus en plus parler. Vraiment efficace !!